Du 2 Juin au 13 Août, j’ai eu l’opportunité d’effectuer mon stage dans une Ferme Expérimentale à Vocation Environnementale (FEVE) situé dans le lieu-dit de LACHAUD en Creuse.
Ma problématique n’est pas encore posée, mais l’objectif pour moi est d’établir un diagnostic écologique des milieux patrimoniaux présents sur la ferme (159ha) tel les tourbières (35ha) et les landes (40ha) et par la suite de faire des propositions de gestions. Pour cela, les araignées seront utilisées car leurs positions de super prédateur et leurs faibles capacités de déplacement font d’eux d’excellents bio-indicateurs de la biodiversité locale ainsi que de l’état de conservation des milieux.
Ainsi un piégeage continu avec 300 pots pièges répartis aléatoirement sur l’ensemble de la ferme a été effectué. Les araignées (mortes, of course) sont ensuite déterminées et triées par genre-espèce, sexe, lieu et date de capture, et, par la suite, rangées dans des racks de collection comme «preuves». Une cartographie des milieux selon CORINE-biotopes a aussi été faite.
Grâce aux logiciels BIOTA et ESTMATES le rapport entre les milieux et les espèces a été effectué afin de mesurer la spécificité écologique de chaque espèce.
Tout ce travail sert aussi à un projet en collaboration avec le CNRS de Chizé dans une étude d’impact sur les ectothermes des landes et tourbières Limousines des changements environnementaux, et notamment climatiques. Les araignées et les serpents sont ces ectothermes étudiés.
Pour le moment, nous pouvons dire que la surface et la forme des parcelles importe beaucoup sur les espèces dites généralistes, tandis que le degré d’activité des sites tourbeux et des landes influe sur les espèces dites spécialistes d’un milieu. Cependant la fragmentation des habitats n’affecte pas vraiment les araignées ; l’étude pourrait donc se reporter sur des taxons plus mobiles (lépidoptères, odonates…)
Quentin VALLE.

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