jeudi 31 décembre 2009

Bonne année

Bonne année à tous

L'année 2010 est l'année de la biodiversité

mercredi 16 décembre 2009

La Fuie des Vignes : vers une gestion patrimoniale ?


Nous, étudiants de BTS Gestion des Espaces Naturels (GEN) du lycée agricole de Sées avons travaillé sur ce que l’on appelle la gestion patrimoniale. C’est une méthode qui vise à favoriser l’implication de tous les acteurs en les amenant à se concerter pour convenir, à travers la négociation, à une meilleure gestion du site sur un même projet.

Cette gestion commune de la part de tous les acteurs  permettra l’amélioration de la qualité du site, par une appropriation du patrimoine naturel, au centre de nos préoccupations. On peut définir le patrimoine comme  l’ensemble des biens communs matériels ou immatériels qui sont transmis de génération en génération.
Notre zone d’étude est la Fuie des Vignes à Alençon, dernier espace naturel de la commune.

Le site comporte des espèces rares comme la Germandrée des Marais. Ce travail s’est effectué d’octobre à décembre. Suite à ces enquêtes, de nombreuses analyses ont été mises au point durant ces trois mois au sein de notre lycée.
Nous avons réalisé plus de 40 enquêtes auprès des différents acteurs de ce site, par exemple les propriétaires fonciers, les collectivités et les usagers…
En fonction des attentes des acteurs, les analyses ont débouchés sur deux scenarii possibles du milieu : la restauration au sens d’espace naturel ou l’aménagement au sens de parc urbain.

Etant dans une optique de protection de la nature, la première solution serait à notre avis la plus adaptée. On peut définir un espace naturel comme étant une zone qui n’a subi aucune intervention, et où il n’y a pas eu de bouleversement anthropique. C’est donc un « coin de nature » qui a su évoluer avec le minimum d'action anthropique. Ce scénario serait porté par un acteur qui a une logique écologique notamment la chargé mission Natura 2000, ayant pour soutien un collaborateur de Natura 2000, le service environnement du PNR NM, le conseil général de l’Orne et la Communauté Urbaine d’Alençon. Il est important que les propriétaires privés adhèrent au projet grâce à une concertation, puis par le biais d’une contractualisation possible et sur la mise en place de pratiques les plus respectueuses des zones humides.
   
Toujours dans cette volonté de concertation entre les acteurs, nous serons tous réuni lors de notre restitution qui aura lieu le vendredi 18 décembre, au LPA d’Alençon, à partir de 14h00.


samedi 21 novembre 2009

La Fuie des vignes : vers une gestion patrimoniale ?

Depuis le mois d'octobre, les étudiants de seconde année travaillent sur le site de la Fuie-des-Vignes, dernier espace naturel de la commune d'Alençon. Ils sont réalisé plus de vingt enquêtes auprès des acteurs de ce site.


Après avoir compris les enjeux de ce site, ils ont pu proposer deux modèles de gestion possible : la restauration d'un espace naturel et l'aménagement d'un parc urbain.



La restitution aura lieu le vendredi 18 décembre, au LPA d'Alençon, à partir de 14h00.

Ce travail est encadré par Nathalie et Renaud


jeudi 19 novembre 2009

Le blog des GEN, ça repart !

Le Blog, inactif depuis septembre, peut maintenant être réactivé. Deux ou trois messages devraient être postés chaque semaine par groupes de deux étudiants... ...à suivre donc.


samedi 5 septembre 2009

Les ingénieurs

Un journaliste interroge un paysan pyrénéen :

- Dites-moi, comment faites-vous pour tracer les routes ici ?
- Ben, on lâche un âne, on regarde par où il passe dans la montagne... et c'est là qu'on fait passer la route..
- Et si vous n'avez pas d'âne?
- Ah....ben là, bien sûr, on prend un ingénieur.

samedi 22 août 2009

Promo 2009-2011 (GEN1)

Bonjour

Comme prévu, quelques informations sur la rentrée.

Semaine du 3 et 4 septembre
L'accueil sera organisé le jeudi matin : vérification des dossiers administratifs, présentation des enseignants et personnels disponibles, distribution des cartes de self, etc. Une visite de l'établissement sera organisée l'après-midi.
Le vendredi sera réservé à des tests de niveaux (anglais, maths, physique-chimie)

Semaine du 7 au 11 septembre
Cette semaine sera réservée à une découverte de la formation et à des premiers acquis de terrain. Elle se déroulera dans le Cotentin (région de Cherbourg) et permettra de se familiariser avec les exigences professionnelles, avec le programme du BTS et ses modalités d'évaluation. Vous serez encadrés par Renaud Jégat, professeur d'aménagement et coordonnateur et par Nathalie Gouzi, professeur d'économie et coordonnatrice des GEN2.

Le départ aura lieu le lundi matin vers 7h00 (rendez-vous dans la cour du lycée vers 6h30 pour le chargement du bus), nous arriverons à Barneville-Carteret vers 10h00 pour une présentation des consignes et exigences pédagogiques. L'après-midi sera réservé à une description du massif dunaire de Baubigny (milieux, acteurs, procédures juridiques). Du mardi au vendredi matin se succéderont des sorties et des intervenants (élus, gestionnaires de réserves naturelles, chargés de missions, animateurs) qui présenteront leur domaine de compétence (botanique, herpétologie, ornithologie, etc.) et les exigences professionnelles. Nous rentrerons à Sées le vendredi en fin d'après-midi après un bilan collectif de la semaine.

Au cours de la semaine, nous vos demanderons de prendre des notes et de réaliser un certain nombre de travaux personnels (blasons, dossiers, etc.). Des séances de travail sont prévues tous les soirs (c'est une semaine de formation professionnelle !).

Pour cette semaine, il est indispensable d'emmener :
  • de quoi prendre des notes (feuilles, carnets, crayons, etc.)
  • des vêtements de pluie
  • une paire de chaussures de marche étanches (visite de tourbière et lande)
  • un sac de couchage
  • des chaussons
  • l'objet qui représente pour vous le métier de gestionnaire d'espaces naturels
  • vos guides naturalistes, vos jumelles, loupes, appareils photos, etc. (n'en achetez pas si vous n'en possédez pas : nous vous conseillerons lors de cette semaine)
  • une lampe (frontale ou torche)
  • toutes vos questions sur le métier ou la formation
Le tout dans un sac aussi petit que possible !

N'hésitez pas à me poser des questions par courriel si besoin avant la rentrée à renaud.jegat@educagri.fr - Bonne fin de vacances !

vendredi 31 juillet 2009

Ultimatum climatique

Comme tout le monde le sait et en est persuadé, les changements climatiques sont un des enjeux majeurs du XXIème siècle. Le sommet de l'ONU sur le climat se tiendra à Copenhague en décembre 2009. Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site de COPENHAGUE-2009 - L'ultimatum climatique et/ou regarder la vidéo ci-dessous.

dimanche 19 juillet 2009

Club nature : même l'été !


Et oui, les activités naturalistes ne s'arrêtent pas tout à fait l'été. Jeudi dernier, David Vaudoré a très agréablement partagé avec nous ses connaissances des coprophages, ces curieux scarabés spécialistes des bouses et crottins.


Nous nous sommes donc retrouvés avec Laura, Julien, Alexis et Manuel pour une petite matinée de collecte peu fructueuse (ce n'est pas la meilleure saison), mais fort intéressante sur les techniques de collecte puis une après-midi de détermination.




Voici le résultat, en bref (et à compléter) :


  • Aphodius fossor

  • Aphodius erraticus

  • Aphodius prodromus (photo ci-contre)

  • Onthophagus vacca

  • Onthophagus nuchicornis

  • Sphaeridium sp.

L'idée est venue de comparer différents systèmes agricoles par des captures en septembre-octobre lorsque la diversité de ce groupe sera un peu plus élevée.


lundi 6 juillet 2009

Pour la nouvelle promo (2009-2011)

Bonjour

Vous êtes bien sur le blog des techniciens supérieurs en gestion des espaces naturels du lycée agricole de Sées, créé l'an passé pour la promo 2007-2009.

Des informations sur la rentrée 2009 seront disponibles au cours de l'été.

En attendant, n'hésitez pas à jeter un coup d'œil sur les messages précédents.

Vous pouvez me contacter directement sur des questions pédagogiques à renaud.jegat@educagri.fr. (s'adresser directement au lycée pour les aspects administratifs)

Bonnes vacances

dimanche 3 mai 2009

Le coût de la biodiversité


La biodiversité a-t-elle un coût ? Un très récent rapport (avril 2009) fait l'état des lieux de cette problématique présentée récemment.

Consulter un article sur Univers nature
Télécharger un résumé du rapport
Télécharger le rapport complet

mercredi 22 avril 2009

Les EPI

Et oui, mêmes les vaches s'intéressent aux EPI, c'est la preuves que la biodiversité est en bonne voie sur la ferme...

mardi 7 avril 2009

Orientation du nouveau?

Salut à tous,
Si comme moi vous profitez de ces vacances (hormis pour le rapport de stage) pour trouver des universités ou écoles pour l'an prochain, je vous propose de centraliser nos informations.
Alors ou en êtes vous?

Le Triton crêté dans le journal!

Le Triton crêté soigne son image. Dans l'édition de l'Orne hebdo du mardi 7 avril, aujourd'hui donc un petit article page 35 est consacré à cet urodèle, "bon indicateur de la diversité écologique d'un territoire".
Ce n'est pas tout, deux pages plus loin, un article est dédié au club apiculture et juste à côté un autre consacré au concert de jeudi dernier.
Autre chose, une expo sur les orchidées en Pays de Haute Sarthe aura lieu du 11 au 26 avril à Fresnay-sur-Sarthe (72).
Pour les curieux, tout ça est dans l'Orne hebdo du 7 avril.
Bonne vacances.

mercredi 25 mars 2009

Conférence Débat



Vous êtes tous invités le jeudi 2 avril à venir assister à la conférence sur le thème de « la place de l’Homme dans la gestion des espaces naturels ». Cette rencontre se suivra d’un débat en présence de professionnels de l'environnement. Statut des espèces, réintroduction, naturalité, ...sont autant de sujets que nous traiterons, si vous avez des avis ou des questions nous vous attendons à l'amphithéâtre du lycée Auguste Loutreuil à Sées, à 18h.
Pour plus de renseignements: julien.carre.m@gmail.com

mercredi 11 mars 2009

RENCONTRES NATURALISTES

Les prochaines RENCONTRES NATURALISTES de l'AFFO auront lieu le VENDREDI 13 MARS 2009 à 19 H 30 au Lycée. En voici le programme :

«Les Pics du département de l'Orne; répartition et biologie de la reproduction» par Jacques Rivière. Jacques nous convie, comme à son habitude, à un superbe diaporama sur ces oiseaux.

« Introduction au monde des aphyllophorales » par Maurice Gérard, expert mycologue, spécialisé dans ces champignons méconnus, sans pieds, poussant sur les troncs pourrissants. Il nous en montrera l'extrême variété (des milliers d'espèces) et leur beauté insoupçonnée.

« Les fourmis des bois, une vie en société entre ténèbres et lumière » par Patrice Olivier, photographe, qui a accompagné en Ecouves, un chercheur spécialisé dans les fourmis et qui en a fait un livre.

Comme d'habitude, vous êtes invités, si vous le souhaitez, à exposer vos dernières trouvailles naturalistes, ou photos ou lectures..

Exposition
Maurice Gérard nous présentera sa collection d'aphyllophorales. Il sera aussi heureux de déterminer les espèces que vous lui ramènerez. Surtout ces croûtes blanchâtres ou orangées, disposées sous les troncs jonchant le sol des forêts.

vendredi 6 mars 2009

La BELETTE n°2

Le second numéro de La Belette vient de sortir. Si vous voulez vous le procurer n'hésitez pas à laisser votre adresse en commentaire sur cet article. Nous attendons vos remarques avec impatiences sur l'adresse du club. Bonne lecture à tous.

samedi 28 février 2009

Buffon - De la nature

Voici un lien vers le texte de Buffon qui devrait fonctionner. A lire absolument, notamment à partir de la ligne 145 !

Deux trois infos à la volée

Le secteur de la Férrière-Béchet semble recelait de nombreuses raretés. Outre la Canneberge (voir article précédent), il y aurait là bas les Rosolis intermédiaire et à feuilles rondes! Excusez du peu. Ces deux taxons sont mentionnées aussi à la Lande de Goult et à la Chapelle près Sées.
Voilà, à bientôt.

vendredi 27 février 2009

Manuel de survie pour chercheur naturaliste

Je ne résiste pas à vous publier un article paru dans Charlie Hebdo du 25 février 2009 !

Ouvrez grand vos yeux et vos oreilles :

"Alors que les chercheurs sont dans les rues, aperçu sur un secteur dont on ne peut pas dire qu'il soit fertile en débouchés industriels : la classification des espèces. Quand l'état ne finance plus, on se tourne vers des entreprises en mal d'image, comme Total, ou on vend aux enchères des noms d'espèces. [...] C' est ainsi que des entomologistes américains avaient baptisés des scarabées Agathidium bushi, Agathidium rumsfeldi ... on trouve même une blatte slovène qui a la particularité d'être sans yeux, nommée Anophtalmus hitleri en 1933 ! [...] Et depuis quelques années, le commun des mortels peut aussi inscrire son nom."

Le "don" coûte la modique somme de 2600 € au moins offrant et de 15000 € pour les plus généreux. Voilà, si vous en voulez plus, l'entreprise est allemande et se nomme Bio pat .
Elle est dirigée par Claus Baetke.
Pour finir, voici quelques noms, à vous de retrouver les proprio :
Scelochilus newyorkianus
Maxillaria gorbatchowii
Callicebus aureipalatii

Ps : aucune image, celle_ci serait hors propos "Nature", quoi que !

jeudi 26 février 2009

C'était trop beau...

Deux mois et demi... le répit aura été de très courte durée pour la belette et la martre qui avaient été retirées de la liste des animaux nuisibles à la mi-décembre 2008, lors de la publication du décret correspondant.
En effet, le ministère de l'écologie vient d'annoncer la suspension de l'arrêté qui avait été promulgué à cette fin. En conséquence, ces deux petits carnivores retombent de facto dans la catégories des mammifères et oiseaux qui peuvent être piégés tout au long de l’année de part leur statut dit "nuisible".
Officiellement, ce revirement a été arrêté après que Jean-Louis Borloo, l'actuel ministre de l'écologie, ait écouté les arguments du président de la fédération nationale des chasseurs. Visiblement ce dernier s'est montré convaincant, le ministre considère dorénavant que l'arrêté qu'il a signé fin 2008, concernant la martre et la belette, n’a pas été pris conformément aux principes qui régissaient la table ronde sur la chasse. De plus il lui apparaît maintenant nécessaire de disposer des résultats d’une étude scientifique que le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) rendra le 15 mai, et du rapport demandé au député pro-chasse, Pierre Lang, sur ce sujet. Au regard du bilan de la tenue des tables rondes qui rassemblent les chasseurs et des associations de protection de la nature (1) depuis septembre dernier, il n'y a rien de véritablement surprenant à cette volte face. En effet, initiées par Jean-Louis Borloo, ces tables rondes ont toujours, à l'exception du déclassement de la marte et de la belette qui vient de tomber, débouchées sur des avancées en faveur du monde de la chasse. Pour les associations de protection de la nature qui y participent, le bilan n'est plus lourd, il est dramatique. Si leur stratégie de discussion et d'ouverture était louable, aujourd'hui elle n'est plus tenable face à une totale absence de résultat. Molles dans leurs revendications, nulles dans leurs résultats, on peut se demander jusqu'à quand elles préféreront conserver leur place aux buffets donnés sous les dorures de la république, aux prises de positions fermes et sans ambiguïté qu'elles devraient tenir. si elles ne veulent pas perdre le peu de crédit qu'il doit leur rester dans les milieux naturalistes, elles se doivent de réagir fortement, en commençant par claquer la porte des tables rondes si chères à Jean-Louis Borloo.
Par ailleurs, alors que le départ de Nathalie Kosicusko-Morizet avait laissé de marbre ces mêmes associations, lesquelles s'étaient empressées de souhaiter la bienvenue à sa remplaçante, Chantal Jouanno, rappelons que depuis son départ J-L Borloo a tenté de retarder, non sans un certain succès, les dates de fermetures de la chasse et que, maintenant, il suspend une décision, ô combien symbolique, concernant le caractère nuisible de deux petits carnivores...
Aujourd'hui, derrière son apparente bonhomie, Jean-Louis Borloo ne cache plus sa préférence pour les chasseurs. Considérant que "la chasse fait partie intégrante du projet de développement durable des territoires et du Grenelle Environnement", il estime que "Il nous faut une chasse responsable et acceptée par tous".



Pascal Farcy


1 Fédération Nationale des Chasseurs (FDC), Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau (ANCGE), Fédération des Associations de Chasseurs en Europe (FNAE), France Nature Environnement (FNE), Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), Fondation Nicolas HULOT ((FNH), Ligue ROC, comité français de l’Union Mondiale pour la Nature ainsi que Des représentants des territoires ruraux (agriculteurs et forestiers).


Source Univers Nature

mardi 24 février 2009

Poursuite d'études

Je fais un point avec toute la classe le lundi 2 mars sur les poursuites d'étude.
Venez avec vos envies, vos infos et vos questions.

dimanche 22 février 2009

Gérons la nature avec Karl et Georges-Louis

Pour poursuivre un peu la discussion sur la gestion des espaces naturels et la réintroduction d'espèces végétales, quelques propos sur les aspects culturels qu'elle peut recouvrir.

Pour Christian Lévêque, dans un ouvrage fort intéressant (La biodiversité au quotidien - IRD éditions, 2008), l'idée d'équilibre de la nature a une origine religieuse. Il cite Linné (Karl) qui a participé à réhabiliter l'idée d'une nature harmonieuse, oeuvre de Dieu : "Par économie* de la nature, on entend la très sage disposition des êtres naturels instituée par le Souverain Créateur, selon laquelle ceux-ci tendent à des fins communes et ont des fonctions réciproques".

Ces propos sont assez proches de ceux de Buffon (Georges-Louis), en 1759 : "La Nature est le système des lois établies par le Créateur, pour l’existence des choses et pour la succession des êtres. La Nature n’est point une chose, car cette chose serait tout ; la Nature n’est point un être, car cet être serait Dieu"

Ces deux grands naturalistes, qui ont largement influencé l'histoire des sciences naturelles et du naturalisme ont-ils inspiré notre manière de gérer les espaces naturels : nos réticences à modifier la nature sont-elles inspirées par une vision religieuse ? (Dieu a créé la nature, j'appartiens à une culture judéo-chrétienne --> je respecte ce que Dieu à créé --> je ne modifie pas la nature).

Je vous laisse me dire ce que vous en pensez... Je vous conseille la lecture d'un petit texte de Buffon (à découvrir ici)

* au sens de sagesse

Objectif Terres 2020

Le Ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a annoncé vendredi dernier une batterie de mesures pour favoriser la prise en compte de l'environnement par l'agriculture, elles sont nommées Objectif Terres 2020.

Ces mesures permettent à la France de mieux respecter ses engagements vis à vis de l'Europe et de préparer un tournant décisif de la Politique agricole commune, en 2013.

Voici quelques actions pour la biodiversité :
  • Développer la recherche et le conseil sur les liens entre agriculture et biodiversité
  • Mettre en place des indicateurs de suivi de la biodiversité en milieu agricole
  • Assurer la protection des pollinisateurs
  • Mieux gérer les surfaces non productives pour préserver la biodiversité
  • Promouvoir les éléments fixes du paysage
  • Promouvoir l'agroforesterie
Ce sont des éléments à connaître pour ceux qui rédigent un rapport de stage en lien avec l'agriculture.

Vous pouvez trouver des informations sur le site du Ministère de l'agriculture et télécharger les deux brochures ci-dessous :

vendredi 20 février 2009

Vaccinium oxycoccos L.

Vacci quoi ?? Qu’est-ce que c’est que ce truc ?! Un médicament, un champignon, une bactérie ou que sais-je encore… ?! C’est un nom barbare, vous ne trouvez pas ?

Il s’agit en fait d’une petite plante appelée communément la Canneberge. C’est une espèce sphagnicole à turficole, qui apprécie la lumière, les milieux hygrophiles et acides. On la retrouve dans les tourbières acides, sur les bombements de Sphaignes et même dans les landes tourbeuses*. Son petit fruit est comestible. Mais pour y goûter il faut déjà la trouver et en avoir le droit.

Car il s’agit d’une espèce très rare comme beaucoup d’autres dans les tourbières d’ailleurs. Elle est protégée en Basse et Haute-Normandie ainsi que dans toutes les autres régions ou elle est présente. Elle est prioritaire sur la liste rouge armoricaine ! Sur un rapport du CBN on peut voir que son « taux de régression calculé » en Basse-Normandie est de 92% ! Elle est considérée comme « en danger ». La Canneberge a toujours été plus ou moins rare, en tout cas peu commune dans notre région mais aujourd’hui les stations ou elle est connue ne sont pas légion, en effet il n'existe plus qu'une seule station connue en Basse-Normandie. Cette espèce possède une très forte valeur patrimoniale.

Cependant, et c’est maintenant que ça devient intéressant, j’ai appris, par le CBN que Vaccinium oxycoccos est mentionnée, à la Ferrière-Béchet ! Est-ce que cela vous dit quelque chose !? Et encore mieux, on sait désormais qu’elle est également mentionnée au Bouillon ! Elle y est peut-être encore présente, ce sont bien sûr des suppositions que nos prospections devront levées. Pour les plus téméraires et les plus courageux il y a d'autres espèces à chercher.
Approchez-vous, j'ai entendu dire que la Parnassie des marais se cacherait à Bois-Roger!

Je vous présente le fameux Vaccinium oxycoccos, la photo n’est pas de moi mais j’espère pouvoir en faire au printemps ;-)

*Flore de M.Provost.

mercredi 18 février 2009

Maladresse

Une maladresse m'a fait supprimer 4 commentaires datant du 12 au 17/02. Que ceux qui les avaient écrits veuillent bien les réécrire, s'il vous plaît !

Jusqu'où peut-on (doit-on) aller?

Jusqu'à quel moyen pouvons-nous ou devons-nous aller pour garantir la conservation d'espèces végétales? La réintroduction comme moyen de conservation, comme cela se fait pour certaines espèces animales est-elle envisageable?

Je pense sincèrement que oui !

Apparemment il existerait déjà des actions (officielles ?) de ce type. Là je parle d'interventions officielles à l'échelle régionale ou plus, pouvant être opérées par les CBN ou par d'autres organismes sur des espèces protégées ou rarissime. Le premier objectif serait d'améliorer l'état de conservation des espèces considérées comme en "danger", c'est à dire "tous les taxons en passe de disparaître ou dont la survie est peu probable si les facteurs responsables continuent à agir". Dans cette catégorie figurent les taxons dont le nombre a été réduit à un seuil critique ou dont les habitats ont diminué si radicalement qu’ils courent un danger imminent de disparition en nature". Exemples : l'Orchis homme-pendu, la Grassette commune en Basse-Normandie.

Le second objectif s'apparenterait plus à des opérations de "sauvetage". Par exemple, la présence d'un taxon remarquable est connu sur tel ou tel site. Problème on va construire une autoroute, un lotissement, un supermarché... et on ne peut pas intervenir pour conserver ce site. C'est un cas extrême mais que peut-on faire?

Où les réintroduire? Dans leur habitat naturel évidemment, mais surtout sur les sites ou nous savons qu'elles y ont disparues, grâce aux BSLN! Pour cela les sites devront être soumis à un statut de réglementation ou de protection (ENS, RNR, RNN, ZNIEFF...) afin que l'opération ne soit pas un coup d'épée dans l'eau. On ne réintroduit pas une espèce si les facteurs qui ont engendrés sa disparition existent toujours.

Comment les réintroduire? Soit par réintroduction d'individu(s) ou soit par "ensemencement" suite à la récupération de graines. Si une fois réintroduite, l'espèce se maintien ou s'accroît d'elle même sur le site on pourra alors mettre en place des opérations pour pérenniser la station. La station de Triton crêté au lycée en est un bel exemple!. Mais si elle ne se maintient pas... au moins on aura essayé!

Je crois que pour lutter contre la disparition croissante d'espèces il faut des moyens important. Dans ce cas précis, l'objectif "idéalo-opérationnel" n'est pas du jardinage mais bel et bien la conservation de taxons gravement menacés!

La question est posée. J'aimerais avoir l'avis du maximum de personnes pour en discuter, confronter les idées...

mardi 17 février 2009

Stickers pour le voyage MIL MONTAGNE!

Bonsoir, ou bonjour à tous et à toutes, cela dépend si vous lisez ce message le soir ou le matin. Le logo GPN de notre promotion (c'est à dire la meilleure) a été créé. Ce logo n'a pas été soumis à tout le monde mais il plait apparemment et donc vous n'avez pas le choix c'est celui là qui sera adopter. De toute façon, il n'y a plus le temps.
Le logo sera donc celui qui sera utiliser pour les t-shirts qui financeront en partie notre voyage en montagne pour le MIL, qui je le rappel inutilement, compte pour l'obtention de notre...comment dire... magnifique diplôme. Le diplôme de la meilleure de toute les formations BTS qui existent partout sur terre et dans la galaxie toute entière, le BTS Gestion et Protection de la Nature.

Ces évidences mis à part, le logo servira aussi à créer des "Stickers", ou autocollants si vous ne savez pas ce que c'est. Vous savez, les autocollants ronds que l'on vous colle parfois sur les voitures à la sortie d'un parc d'attraction ou autre...
Le stickers à l'unité coutera dans les environs de 4 euros.
Voici donc le chef d'oeuvre, fruit d'un travail sans ménagement héhé! Hum, enfin bref!



Voilà, maintenant tout ceux qui désirent en acquérir, un ou plusieurs selon votre choix, sont priés de m'envoyer une réponse sur ma boite mail afin que je puisse faire une estimation des stickers à commander par la suite. Parlez en autour de vous, et surtout n'hésitez pas à transmettre le message!

Merci beaucoup!! Ca fait un p'tit souvenir non? Et puis quoi, c'est la classe de se trimballer en voiture avec GPN dessus! Cool non? Bon j'y vais avant de passer pour un commercial, beurk!

A vos e-mails :p! Merci!

lundi 16 février 2009

Poursuite d'études, un petit point peut-être?



Ce blog n'est peut être pas dédié à cela, enfin toujours est-il que c'est celui de notre promotion et classe.
Donc, moi je voulais faire savoir quand même que j'étais quand même quelque peu inquiet du manque d'informations que l'on pouvait avoir. On a demandé des choses, on nous a dit qu'on aurait des choses, des heures de prévues pour cela fin janvier, et il n'y a rien eut. En autonomie, c'est le flou, la pagaille. Les informations se mélangent sans être précises et les formations ne sont pas expliquées. Même se rendre dans une université directement n'éclaircis pas grand chose. Donc je voulais savoir un peu ce qu'il en était des autres de la classe, s' il y a déjà des idées parmi vous. Savoir ou vous en êtes. De plus, les pré-inscriptions et inscriptions, se font tout de même à cette époque-ci de l'année.
Voilà, pour savoir...

vendredi 13 février 2009

Help

Non ce n'est pas le remix d'une des chansons des Beatles mais bien une demande d'aide.

j'ai capturer cette petite bête dans la parcelle de la mairie mais je n'arrive pas à la déterminer.
Elle mesure 1,3 cm les antennes sont munis de 4 articles, il y a un rostre très long et quoi dire de plus?
Je dit Insectae qui dit mieux?
(je peut fournir plus d'infos ou d'autres photos sans soucis)
Merci de votre aide.

samedi 7 février 2009

Les abeilles : agir contre leur déclin

A côté de l'abeille domestique, ce sont 887 espèces d'abeilles sauvages qui sont actuellement connues en France mais pour lesquelles on ne connaît que peu de choses (il n'y a que très peu de spécialistes français des Apoidea)

Les populations d'abeilles déclinent. Une étude (Biesmeijer et al., 2006) montre que 52% du territoire anglais voit la richesse de l'apidofaune décliner alors que cette valeur atteint 67% aux Pays-bas. Ce déclin a des conséquences écologiques et économiques puisque 80% des espèces cultivées sont pollinisées par les insectes, groupe dans lesquels les abeilles sont les pollinisateurs les plus efficaces.

Les raisons en sont les suivantes :
  • morcellement et destruction des habitats
  • forte régression des cultures légumineuses
  • usage des pesticides
  • pollutions
  • prédation des espèces invasives

A l'échelle du lycée, que pouvons-nous faire ?

Voici quelques propositions :
  1. Participer à la connaissance des abeilles en participant à la mise en place de l'observatoire des abeilles.
  2. Modifier, dans la mesure du possible, les choix culturaux (introduire des cultures de légumineuses dans les rotations)
  3. Aménager les espaces cultivés et les espaces interstitiels par la réalisation de nichoirs ("hôtels à abeilles" et nichoirs au sol) et par la plantation d'espèces adaptées aux abeilles sauvages (voir schéma ci-dessous sur les espèces nécessaires aux abeilles à langues courtes)

Cliquer sur l'image pour télécharger le document (13 Mo)

Juste un peu de boulot en plus... mais le jeu en vaut la chandelle. Je réfléchis actuellement aux moyens de faire entrer tout ça dans la formation : module d'initiative locale, mini-stage sur la ferme ? En tous cas, il va falloir déterminer et rien que ça, ça va prendre du temps. Je me doute bien que certains d'entre vous sont très intéressés.

samedi 31 janvier 2009

Pas touche aux oiseaux de proie!!

Voici un message de Peter Stallegger, que vous connaissez bien maintenant qui a été publié sur le site obsnorm. C'est assez surprenant! Attention on rigolait pas à l'époque!
"Je fais actuellement des recherches sur la forêt de Réno-Valdieu dans l'Orne, et je suis tombé sur ce passage :
Le réformateur général des forêts du Perche, Paul Barillond'Amancourt, « conseiller du Roi en ses conseils, maître des re-quêtes ordinaire de son hôtel, départi en la généralité de Paris, commissaire député par S. M. pour la réformation générale des eaux et forêts au département de l'Ile-de-France, Brie, Perche, Pi-cardie et pays reconquis », a établi en 1669 un règlement pour les forêts de Réno et du Perche.
Dans les articles 57 et 58, on apprend que les amendes "seront quadruplées pour coupe d'arbres où il y aura des aires d'oiseau de proie, ou pour enlèvement des dites aires. Si les délinquants sont coutumiers du fait, la punition sera corporelle."
C'est rapporté dans :TREGOMAIN, Arthur de, 1802. Le Haut-Perche et ses forêts domaniales. Annales de la Science Agronomique française et étrangère, 9è année, 1892, tome 2 : 150-293."
Législation exemplaire ou sévère ?

dimanche 25 janvier 2009

Hommes et loups en Normandie


Colloque: Hommes et loups en Normandie. Mardi 3 février 2009.

Hommes et loups.Pourquoi et comment s’intéresser au loup aujourd’hui ?
Un colloque sur une journée est proposé par le Pôle Rural de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de Caen.
Il est organisé avec le concours du Cinéma Café des Images à Hérouville-Saint-Clair le mardi 3 février 2009 toute la journée.
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PROGRAMME du colloque.
Matin 10h-12h (Entrée libre – Réservation conseillée) :
Animation par Jean-Marc Moriceau et Philippe Madeline
• Catherine Bougy (linguiste, Caen) « Vrais et faux loups, loups perdus et loups masqués en Basse-Normandie »
• Julien Alleau (doctorant en histoire, Caen), « Loup, hommes et bétail dans les Alpes du 16e au 19e siècle »
• Farid Benhammou (géographe, Orléans) : « Une géopolitique du loup en France »
• Corinne Beck (historienne, Valenciennes) : « Les communautés paysannes et le loup en Bourgogne à la fin du Moyen Âge : la menace du loup et son contenu »
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Après-midi (Entrée libre – Réservation conseillée) : 14h30-16h15 :
• Martin Lepetit (étudiant en histoire, Caen) : « Le loup, un révélateur du fonctionnement des campagnes. L’exemple bas-normand »Film documentaire : « À pas de loup » (Bruno Vienne, 1997, 52 mn)Pause – Table de presse
16h35-18h30 :• Nicolas Lescureux (post-doctorant en ethnologie, Trondheim) : Les apports de l’ethno-éthologie à l’étude des relations entre hommes et loups.
• Antoine Doré (doctorant en sociologie, Grenoble) : « Petite leçon de vivre ensemble : les enseignements du retour des loups en France »Film documentaire : « Éleveurs et bergers face au loup » (Sylvain Menoud, 2003, 52 mn)
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Soirée (Participation : 2 € – Réservation conseillée) 20h-22h45 :
Montage audiovisuel : « La Bête du Gévaudan (1764-1767). Une énigme éclairante » (Pôle rural, 2008)
Film documentaire : « La Montagne et le Loup » (Benoît Keller, 2006, 52 mn)Le loup est de retour sur le plateau du Vercors… Menace pour les bergers et les éleveurs ? Précieux objet de protection pour les gardes ? Fascinante manifestation d’authentique pour les écologistes ? Autant de visions de la montagne....en présence du réalisateur
Pause - Table de presse 21h45-22h45 :
Débat animé par Philippe Madeline
Avec la participation de Benoît Keller (réalisateur du film), Jean-Marc Moriceau (réalisateur du montage), Farid Benhammou, Corinne Beck, Antoine Doré et Nicolas Lescureux.

samedi 24 janvier 2009

Point de vue, métier: L'illustration naturaliste.

Le naturalisme revêt divers formes et touche à beaucoup de domaines. De la botanique à l’étude des êtres vivants. Et ce depuis maints et maints siècles. De tout temps l’être humain a cherché à comprendre et inventorier la nature.
A notre époque, les temps modernes, cette quête de la classification, du recensement, a prit un tout autre essor suite à la multiplication et la libéralisation des naturalistes à travers le monde. Bien que jadis cela existait, mais à moindre ampleur.

Cette activité étant réservée principalement aux scientifiques, chercheurs envoyés à la découverte de nouvelles terres par exemple, ou des gens de la haute société tel Jean Henry FABRE au 19ème siècle, grand naturaliste que l’on associe souvent à Darwin. J’en parlerai plus tard sur le blog (une introduction de ce genre n’a jamais fait de mal).

Aujourd’hui, à l’heure où la préservation de l’environnement est un enjeu majeur au niveau mondial, les pratiques ont aussi bien changés. Je voulais donc parler d’un domaine dont l’on parle peu mais qui s’associe pourtant pour moi à la protection de la nature.

En effet, dorénavant, la photographie comme activité naturaliste se répand de plus en plus. Toutefois, il y en eut une qui résista. L’ultime alliance de l’art et de la nature entra en « guerre » contre la photographie.

L’illustration naturaliste, cette pratique artistique a vu son taux d’activité grandir au cours du 19ème siècle. Elle consiste à représenter de façon réaliste ou schématique un être vivant, un milieu ou juste une part ; à la peinture, au crayon ou même à la gravure.
De cette façon, naissent des planches qui peuvent servir alors nombres d’intérêts. Des dessins légendés pour la cause scientifique ou éducatrice par exemple.
Mais la présence de cette activité naturaliste subtilement liée à l’art, sert de nos jours beaucoup à illustrer nos livres sur la nature, nos dictionnaires. Nous, sur le terrain ou au laboratoire, GPN ou pas, apprécions (du moins ne crachons-nous pas dessus) le fait d’avoir des guides naturalistes illustrés de fort belles manières !

L’illustration naturaliste permet d’appréhender son sujet de manière très précise et détaillée, ce qui est une aubaine pour la suite pour les utilisateurs des ouvrages.
Vient hélas pour vous, le moment pour moi de parler brièvement araignée (langue très peu parler dans le monde il faut le savoir). En témoigne les fameuses illustrations de Michael J. ROBERTS dans ses ouvrages. Tout a été fait par lui, à la main et avec une précision saisissante, pour que nous, déterminateurs admirateurs de ce travail soyons dans de bonnes conditions de déterminations !
Dessiner un animal par exemple permet au dessinateur de détailler chaque particularité. Les poils, la répartition des couleurs… De fait, de manière plutôt inconsciente, celui-ci acquiert des connaissances fines en plus sur l’identification, la morphologie du sujet. Ses planches sont donc transmises pour d’autres, afin de partager ses découvertes et ses observations. L’illustrateur va aussi sur le terrain et est normalement amoureux de la nature.


L’illustrateur peut aussi travailler pour des organisations tel le PNR ou même le fameux Muséum national d’histoire naturelle. Via ses panneaux pour des sites protégés par exemple, il sensibilise le public.

Enfin un rare domaine ou l’économie ne vient pas fourrer son nez, pourrir ou rendre difficile toute action de sensibilisation, de protection. Pas d’intérêts à servir autre que sa propre passion et sa transmission. Du moins, elle n’a pas grande emprise dessus et tant mieux ! Car même si cette activité peut-être le gagne pain, il n’en reste pas moins que c’est davantage la passion qui anime l’illustrateur qui le fait dessiner ou peindre etc…
Du reste, on peut le faire pour son propre compte après tout.

Je ne sais ce que vous en pensez et ce que cela vous inspire. Pour ma part j’associe cette activité à un herbier. La même autonomie, aucune influence ni dépendance.
Juste la passion, le savoir, la transmission.

Je voudrais savoir, ô lecteurs de cet article qui balaie les 200 mots censément à faire (oups), ce que vous en pensez. Pensez-vous qu’il y ait une vision trop idyllique de la chose ? Pensez-vous que la photographie et l’illustration sont en concurrence ou bien ne se marchent pas sur les pieds ? Enfin voilà, c’était pour avoir votre opinion, si cela est aussi à votre humble avis un moyen de protection ? Réaction ou pas, voici l’illustration naturaliste.

Rousse ou agile?


Avec ce début d'année débutent les périodes de migrations des amphibiens.
Parmi ceux-ci, deux espèces sont souvent difficiles à différentier: Rana dalmatina et Rana temporaria.

Voici donc une clef réalisée par Marc Carrière et Éric Dufrêne membres le l'A.I.R.E. (Association pour l'Information et la Recherche en Écologie).

Cette clef découle d'un travail d'enquêtes sur les critères d'identification des grenouilles brunes qui a été lancée en 1998, auprès des batrachologues des régions Poitou-Charentes et Île-de-France.
Les critères y sont développés par ordre décroissant de pertinence (résultats découlant des enquêtes).
(Cette version "JPEG" n'est pas de très bonne qualitée. Pour ceux qui le désire, je peut leur faire parvenir au format PDF).

mercredi 21 janvier 2009

Les mares : ça continue

Non seulement elles sont creusées, mais en plus elles se remplissent d'eau. Que demander de plus pour l'instant ? Un rayon de soleil ? Quelques espèces rares ?


Le niveau maximal est actuellement atteint car le réseau de drainage brisé lors du creusement (traits blancs) qui alimente les mares les empêche de se remplir davantage.

Recherches bibliographiques, ça avance!

Des recherches bibliographiques! Qu'est-ce que c'est? A quoi ça sert? Explications.
Tout a commencé lors de mon stage au cours duquel j'ai été amené à rencontrer d'éminents naturalistes et parmi eux Anne-Marie Pou. Si vous ne la connaissez pas, elle réalise depuis dix ans déjà la bibliographie naturaliste du département de l'Orne! Elle épluche inlassablement les Bulletins de la Société Linnéenne de Normandie (BSLN), société créée en 1823 qui est une société scientifique régionale à vocation naturaliste. Elle a pour but depuis 186 ans, l'étude du patrimoine naturel.
Dans ces BSLN écrient par A. de Brébisson, L. Corbière, Perrier, Duhamel, Letacq... lors de prospections naturalistes au cours du 19ème siècle, on retrouve les localisations plus ou moins précises de nombreuses espèces végétales rares pour l'époque.
Ayant pris gôut à cette activité de recherches et grâce à l'aide d'Anne-Marie Pou j'ai donc pu réaliser la bibliographie de mon lieu de stage dans lequel des espèces très rares et/ou protégées sont mentionnées. Malheuresement certaines avaient disparues pour diverses raisons.
Aujourd'hui, j'ai décidé de continuer les recherches pour trois raisons. Tout d'abord pour améliorer ma connaissance des espèces rares de Basse-Normandie, ensuite toujours lors de mon stage j'ai appris que l'antenne Bas-Normande du Conservatoire Botanique National de Brest réactualise et collecte en quelques sortes les données sur des espèces protégées principalement. Et enfin pouvoir faire découvrir et partager ces recherches et prospections avec ceux qui le souhaite, au travers du club nature.
J'ai terminé la lecture d'un BSLN et il y a de quoi s'occuper! Pour vous tenir en haleine j'ai les localisations plus ou moins exactes de 29 espèces protégées en Basse-Normandie comme par exemple Actea spicata, Parnassia palustris, Carex humilis... et 2 protégées en France! Plus pléthore d'espèces rares... Un véritable trésor.
La carte au prochain numéro!

lundi 19 janvier 2009

Fonctionnement du blog

A vos articles ! Serais-je le seul à publier des articles ? Aller, vite, des infos, des actus, des points de vue, les activités du club nature, etc. Faisons le pari que chaque étudiant est capable de publier deux articles de 200 mots d'ici la fin de l'année : qui suit ?

Ce que nous faisons, nos enfants ne pourront plus le défaire

Les 5es assises nationales du développement durable se sont ouvertes ce lundi à Lyon. Pendant trois jours, il s'agira de faire l'état des lieux de la planète et de l'humanité.

Fervent lecteur de feu La gueule ouverte, manifestant antinucléaire à Creys-Malville en 1977, Didier Jouve est un fin connaisseur du développement durable, au sens premier du terme lorsqu'il fut évoqué pour la première fois par le rapport Bruntland en 1987. Aujourd'hui vice-président de la région Rhône-Alpes, délégué au développement durable, il accueille les 5es Assises nationales du développement durable à Lyon durant trois jours. Plus qu'ambitieuses, ces Assises tenteront de faire l'état des lieux de la planète et de l'humanité, d'ouvrir d'autres voies et d'élaborer des propositions. Le tout en 3 jours.


Les Assises du développement durable visent à redéfinir la richesse. Pourquoi ?

Cette année, les Assises visent à re-questionner la priorité de l'avoir. La crise est une vraie opportunité pour la remettre en cause. La crise, on l'a vue venir. Elle était tendancielle, elle est désormais tangible. André Gorz, Ivan Illitch, de nombreux penseurs ont écrit sur cette crise écologique, sociale, économique, à venir. Aujourd'hui, il faut veiller à ce que la société ne pourrisse pas le concept de développement durable, concept qui mérite d'être sauvagement défendu alors que certains s'en contenteraient bien pour vendre à peu de frais, avec une peinture verte toute fraîche, ce qui a été vendu dans le passé.

Quelle est votre analyse de la situation actuelle ?

Trois pilotes automatiques sont grippés. Le premier pilote automatique, c'était la croissance. Et toute une génération de responsables, qu'ils soient de droite ou de gauche, ont cru qu'il s'agissait d'une potion magique, d'un médicament général qui répondait à tout. Le pilote automatique numéro 2, c'était le marché et nombreux étaient ceux qui pensaient que tout ce qui avait attrait au public était inefficace. Le pilote numéro 3, et on n'en parle pas assez, c'était et c'est encore la religion technologique.

C'est-à-dire ?

Au XVIIIe siècle, la science nous sort de l'obscurantisme. Au XIXe siècle, la science est rachetée par l'industrie, principal mécène de l'époque. Chemin faisant, le capitalisme s'est organisé sur la prédation des ressources des autres. Et la société s'est articulée autour d'une équation quasi-religieuse : la croissance + le progrès scientifique = le bonheur.

Pourquoi cette équation a-t-elle échoué ?

La création d'une véritable religion matérialiste a conduit à une déconnexion totale entre les avancées des sciences dures, les technologies, et les sciences humaines ainsi que tout ce qui permet d'absorber les progrès scientifiques. Aujourd'hui, on manque d'argent pour développer l'épidémiologie, regardez l'état de nos botanistes en France, etc. La société n'arrive plus à suivre, ni à digérer les progrès et créations technologiques qui nous inondent. Le XXe siècle est donc le siècle de l'irresponsabilité technologique. Et on doit gérer cet héritage : celui des PCB déversés dans le Rhône, des déchets radioactifs, des 400000 substances chimiques présentes dans notre environnement et notre quotidien. Et demain, nous devrons gérer des objets dont nous n'avons pas la maîtrise : OGM, nanotechnologies etc.
Nous avons franchi une étape, et nous ne savons plus gérer la réversibilité de nos actes. Ce que nous faisons aujourd'hui, nos enfants ne pourront plus le défaire. D'après moi, la question de la réversibilité est plus importante que le principe de précaution.

Comment cela s'organise–t-il au niveau politique ?

Au niveau de la région, il faut faire entrer le développement durable dans toutes les politiques territoriales et régionales. Pour la région Rhône-Alpes, cela se traduit par plus de 200 actions dans ce sens : réformes des aides à l'habitat ou à l'énergie, priorité donnée aux circuits courts en agriculture, prise en charge à 50% de la certification bio des agriculteurs etc.

Cela nécessite des moyens que la région ne détient pas forcément…

Contrairement à ce que l'on croit, je pense qu'il ne s'agit pas de dépenser plus mais autrement. Mais aujourd'hui, nous sommes à la croisée des chemins. Je ne sais pas ce que Sarkozy envisage de faire en matière de collectivités locales. Par exemple, en ce qui concerne le Grenelle de l'environnement, on a déchargé pas mal de directives sur les autres mais personne n'a répondu à la question cruciale suivante : qui va prendre en charge le chantier ? J'attends de voir ce qu'il y aura dans la refonte fiscale, elle n'a pas encore eu lieu. Pour l'instant, les régions sont chargées de beaucoup de devoirs, sans en avoir forcément les droits.

En septembre 2003, la municipalité de Lyon accueillait un colloque sur la décroissance volontaire. Aujourd'hui, le terme est devenu tabou. Pourquoi ?

Sur le fond, nous sommes d'accord avec les défenseurs de la décroissance sur les changements à opérer, mais il existe une divergence tactique. Au moment où la crise va frapper de nombreuses personnes dans leur vie quotidienne, il est difficile de demander à ces personnes de devenir décroissantes. Le mot même de décroissance marque le repli, la descente. C'est la structure même du mot qui pose problème, pas son sens.

Quel mot vous conviendrait ?

Sobriété, simplicité volontaire, ou même décroissance de la prédation des ressources, croissance de l'accès à l'eau pour tous, de l'accès à l'éducation. Comme il faut agréger la population autour de perspectives positives, le vocabulaire a son importance. Mais sur le fond, comme je me bats contre le mot «croissance» qui est un mot indistinct, quasi-religieux, je n'ai pas envie à l'inverse d'utiliser le mot tout aussi indistinct qui est celui de «décroissance».


Maïs transgénique au Mexique.

Maïs transgénique au Mexique. (REUTERS)

Libération - Terre 19 janv. 17h26 Recueilli par Laure Noualhat, envoyée spéciale à Lyon

lundi 12 janvier 2009

Les mares : c'est parti

Le creusement de mares, envisagé dès 2007, vient de commencer. Deux mares sont actuellement creusées sur le lycée, l'une subcirculaire de 250 m², l'autre ovale de 200 m². Ces deux mares participent à la conservation du Triton crêté

Plus d'infos dont certaines à venir sur le site du Triton crêté

Blog de l'ACEN


L'association caennaise des étudiants naturalistes (ACEN) vient de mettre en place un blog à l'adresse suivante : http://acencaen.blogspot.com/

Des petites infos à glaner, des pistes à partager ?

samedi 10 janvier 2009

Club nature: inventaire araignées!

Petit point sur l’activité arachnologique du club nature.
Avant les vacances de Noël, dernier ramassage des pots pièges situés sur la Lande de Goult. En tout petit comité, moi et Pierre (sous chef adjoint) des GPN1 ! Dernier ramassage un peu plus aventurier que les précédents… Au moins, cela nous aura permis de pouvoir admirer pendant une heure la dextérité d’un bras mécanique lors du débardage, bloqués derrière le camion.
Enfin bref, trêve d’infos inutiles, après cela, sont venus les vacances et les fêtes, sauf pour les pauvres petites araignées alcoolisées. Hélas pour elles, une toute petite pensée pour ces pauvres animaux qui ne verront pas l’année 2009, mais qui sont mortes pour la science.
En effet, la science prend dès à présent le pas sur le terrain. L’heure est venu de perdre la tête, de grogner façon Georgette, de « péter des câbles », et… Non je ne veux décourager personne. La détermination a commencée !
Ah quelles grandes joies que la détermination.




Aussi pour bien commencer les choses, la première véritable séance s’est effectuée en compagnie du naturaliste, Loic CHERREAU, qui étudie les araignées depuis 10 ans. Jusqu’à 22h le soir et dans une très bonne ambiance, détermination donc après un cours attractif de Loic sur les araignées. Novices et plus expérimentés mélangés, par groupes de 2. Ainsi, nous étions bien 8 à cette première séance le mardi soir.
Jeudi, on remet cela, avec quelques nouvelles têtes et sans professionnel de présent. Comme mardi cela s’est plutôt bien passé.

D’un point de vue plus concret au niveau des résultats, bonne avancée. Mardi, 37 araignées ont été déterminées, ce qui n’est pas mal quand on prend en compte les débuts difficiles d’une telle activité pour les inexpérimentés en la matière. Prêt de 8 espèces de trouvées à cette séance, et quelques unes se sont rajoutées jeudi, (70 araignées de déterminées en tout) !

Nous avons donc quelques familles de représentées pour le moment :

-Lycosidae, hélas presque toutes sont juvéniles ! Problème…
-Thomisidae ou araignées crabes.
-Tetragnathidae,
-Linyphiidae, nos meilleures amies !
-Gnaphosidae
-Hahniidae
-Clubionidae
-Aranéidae
-Agélénidae

-Pholcidae, des couloirs du lycée !

Voilà pour un premier bilan sommaire. Nous faisons avec les moyens du bord pour déterminer mais cela se passe plutôt bien.
Voici les jours où auront lieu les déterminations. Deux séances par semaine.
-Le mardi après les cours.
-La deuxième en alternant mercredi et jeudi. Pour la semaine qui arrive se sera mardi-jeudi. Donc après mardi-mercredi etc etc…

Encore beaucoup de travail à l’horizon. Pour le moment, seul le lycée est déterminé, et il en reste plus d’une centaine. Il restera ensuite la Lande de Goult à faire.
Cette semaine d’ailleurs, prévoyez de faire du tri pour les volontaires, et donc d’avoir le nez et le cerveau, comment dire… Mieux vaut ne rien dire. Il devient urgent de trier les données de la Lande de Goult pour éviter un trop mauvais état des échantillons.
Avis aux volontaires, tout le monde est invité ! Bonne humeur et ambiance garantie ! (Même M. RENAUD est invité à venir voir un de ces quatre !)

dimanche 4 janvier 2009

Happy new year (et pas de joyeux pneus)

Bon, c'est de circonstance, je vous souhaite à tous, étudiants, enseignants et lecteurs de ce blog, une excellente année pleine de bonheur, de nature... ...et puis de boulot parce que, bon...

En prime, une photo printanière des prairies humides de la Lande-de-Goult qui deviendront peut-être un de ces jours un des grands sites protégés de Basse-Normandie.